Auteur : OWONA EYENGA Christian
Résumé
Le Cameroun pays d’Afrique subsaharienne appartenant à la sous-région d’Afrique centrale, il est souvent présenté comme étant l'un des rares états pacifiques et stables de cette partie du monde. Cependant depuis les années 2000, cette république sombre de plus en plus dans l’obscurantisme. Cela est visible à la fois par l'entrave des libertés individuelles, l’ascension de la xénophobie interethnique, le laxisme des pouvoirs publics, l’incohérence des politiques, la corruption etc. Ces éléments sont les principaux catalyseurs du climat d’insécurité et des crises socio-politiques qu’on rencontrent sur le terrain ainsi que les politiques publiques obsceletes des pouvoirs publics de cet État. Si un certain nombre de disposition n’est pas prise, ce pays risque sombrer dans le chaos parce qu'il ne reste qu'un ultime catalyseur au vu du contexte sociale ambiant.
Cameroun un État en putréfaction : géopolitique d'un État en déclin
Cameroun un État en putréfaction : géopolitique d’un Etat en déclin.
Introduction
Le Cameroun État d’Afrique centrale est évidemment l'un des piliers géostratégiques de la Communauté Économique des Etats d’Afrique centrale (CEMAC[1]). A partir de son positionnement stratégique et de ses multiples atouts géoéconomiques également le pays revêt tous les critères de puissance géopolitique ce qui fait de lui : le centre du jeu géostratégique d’où certain le considère comme la ‘‘plaque tournante de la sous-région’’. Cependant, au cours de ces dernières années, le Cameroun comme la plupart de ses voisins n'a pas su mettre en valeur ce potentiel.
Notamment à cause de la mauvaise gouvernance qui s’est institutionnalisé sur son territoire, le contexte sociopolitique interne, la complexité des politiques publiques actuelles en marge des réalités et besoins de la population etc.
Exemples : la violation des droits humains, l’excitation à la xénophobie ethnique, l’impunité, l’incohérence des politiques publiques et surtout l’absence d'un réel éveil stratégique sécuritaire. Cet ensemble d’élément démontre le degré de frustration des populations ainsi qu'un sentiment d’injustice à leurs égards ce qui explique l’émergence d’insécurité sans cesse croissante et la visibilité des indicateurs d’un éventuel conflit interne dans les jours avenir, si rien n’est fait. Il se pose alors avec acuité au Cameroun un problème de mal gouvernance et une urgence restructuration des politiques publiques actuelles. Pour résoudre ce problème, Il est indispensable de voir les vecteurs endogènes qui le conduisent vers l’obscurantisme (I) afin d’élaborer des quelques solutions pratiques de sortie de crise (II).
I. Les éléments illustratifs de la putréfaction ascendante de l’Afrique en miniature
De nos jours, plusieurs indicateurs socio-politiques justifient à suffisance l’effondrement du prestige camerounais dans la sous-région. Ces éléments sont notamment des facteurs spécifiquement endogènes. L’on peut citer entre autres : la récurrence des entraves au respect des droits humains ; les politiques de déstabilisation et d’excitation aux rivalités interethniques ; l’impunité et les injustices sociales ; les politiques publiques en déphasage avec les réalités sociales ; enfin une carence d’éveil sécuritaire anticipative.
1. Un régime répressif : non-respect des droits élémentaires de l’homme.
L’une des méthodes et techniques privilégies par les pouvoirs publics camerounais est sans doute la répression[2]. Comme dans la majorité des Etats au monde, lorsque les autorités perdent en crédibilités et craignent d’éventuels demande d’explication du peuple ; l'usage de la force est souvent monnaie courante. Le Cameroun depuis quelques années s’illustre de plus en plus au rang des État dit ‘’ autoritaires’’.
L'on peut apercevoir cela à travers les violences que subissent certaines communauté (anglophones au sud et nord ouest du pays et les violences faites sur certains « opposants politiques ». Désormais, il n'est plus l’enfant modèle qui fut dans le temps en matière de respect des droits de l’homme. Il faut relever, que les autorités camerounaises pour se dédouaner, contre toute éventuelle poursuite en la matière ; ils ont su mettre sur pied et exploiter un ensemble de texte de loi aux proportions illimités qui les protègent c’est le cas de la loi contre le ‘’terrorisme''. Certains experts et analystes l’avaient déjà souligné dès sa promulgation.
Elle donne un large éventail de pouvoir au régime camerounais au détriment des droits et libertés fondamentaux des citoyens.
Celle-ci est donc la principale responsable et protectrice des abus et des dérives du régime en matière de respect de droit et libertés individuels. Plutôt qu'elle contribue à l’éradication des menaces sécuritaires.
Du fait de son instrumentalisation elle envenime au contraire le climat sécuritaire ambiant.
C’est ainsi qu'on assiste sans cesse aux entraves aux libertés individuelles et aux droits de l’homme ( restriction des libertés individuelles, arrestations et condamnations arbitraires etc.)[3] . l’illustration avec les marches des opposants politiques depuis la période post-électorale ainsi que la mobilisation d'un important dispositif sécuritaire dans les villes de Yaoundé et Douala en charge de la répression[4]. Il faut rappeler, que c’est ainsi que s’avait commencer avec les populations des zones «Anglophones ». Également, sur le front contre les menaces à la souveraineté, l'on observe pareillement des dérives en matière droit international humanitaire. Des manquement grave en matière de droit de la guerre (exécutions des non combattants femmes et enfants) le scandale de la vidéo présentant l’exécution de deux femmes et leurs enfants est une illustration parmi tant d'autre, le gouvernement ayant démenti au départ après, il fut contraint d’accepter.
Les violations de droit humain des forces de sécurité au Cameroun n'est plus un secret de polichinelle que se soit lors de leurs interventions, leurs contrôles, pire encore durant lâchers ou manifestations ou populaires.
Tous ces éléments précédant, illustres à suffisance le niveau de dégradation du contexte socio-humanitaire au Cameroun. Yaoundé discrédit de plus en plus son image aux yeux de sa population et du monde. Sa population se sent léser, oppresser et marginaliser dans la gestion des affaires républicaines. Ne pouvant pas revendiquer leurs attribues régaliens à cause des représailles des pouvoirs en place. Le peuple camerounais bien qu’il soit réputer d’être pacifique, il se place désormais au stade d’un volcan endormi pour ses dirigeants. En attendant la goûte d’eau qui fera déborder le vase, si rien de contrait n’est entrepris. Car la violence n’engendre que la violence. La répression et les dérives au respect des droits humains du système camerounais n’est guerre l’unique indice illustratif, de l’assombrissement du Cameroun. Il y'a également la résurgence de la montée du tribalisme.
2. La montée de la xénophobie ethnique au Cameroun : la résurgence des rivalités intertribales.
La xénophobie interethnique ou intertribale n’est guère nouvelle au Cameroun car elle date de la période coloniale. Cette dernière fut d’abord un instrument au service du colon pendant le ‘‘ Maki’’ upecistes pour discréditer ce parti[5] politique en insinuant qu'il n’appartenait qu'a certain tribu. Mais cela à continuer après la période coloniale, le tribalisme est devenu un nouveau mode gestion administrative c’est-à-dire les administrations camerounaise selon qu'a la tête d'un département d’État se trouve une ethnie à la tête de ses directions, vous ne retrouverez que ses *frères*. Par exemple : certaines institutions publiques et parapubliques au Cameroun ‘‘appartiennent à certains ethnies’’ lors que vous y entrez parfois l’on ne s’exprime qu’en langue traditionnelle ou si vous désirez être rapidement servie, vous y seriez contraint. Plus cela est observable jusqu’au recrutement pendant les concours administratifs. Aujourd’hui, ce n’est plus point un secret de polichinelle le tribalisme a déjà refais surface au Cameroun à cause un de la plupart de ces injustices sociales illustrés plus haut. Au départ, certains acteurs publics tapis dans l’ombre avaient instrumentalisé la *xénophobie tribale* sans toutefois mesurer l’ampleur des dégâts mais maintenant celui-ci se présente comme l’un des vecteurs non négligeables qui œuvre également pour l’obscurantisme du Cameroun dans son immersion crépusculaire.
Les groupes de réseaux sociaux nationaux étant l’illustration parfaite où la grande famille « Bantou et semi-Bantou »[6] se livrent un combat de leadership acharné sans pour autant avoir réellement mesurer les jeux à cours et à long terme. Oubliant qu'ils sont tout camerounais et que seul une minorité de ces deux grands groupes se partagent véritablement le ‘‘Gâteau camerounais’’ en s’accaparent toutes les ressources.
Le tribalisme qui est une réalité locale ayant atteint son premier seuil aux années 90 avec « les fameuses villes mortes » où il y'avait eu de nombreux dégâts matériels et même certainement perte en vie humaine. Si rien on n'y remédie pas rapidement, un tel événement risque de se reproduire une nième fois, toutefois avec le climat socio-politique et sécuritaire ambiant actuel au Cameroun est-ce que le gouvernement pourrait-il encore avoir la capacité ou les moyens d'y faire face ? Lorsqu'il continue de sombrer dans la mauvaise gouvernance.
3. La mal gouvernance comme modèle managérial de référence : corruption et détournement de déni public.
Le Cameroun comme la quasi-totalité des Etats de la sous-région fait face à des problèmes de mauvais management public. La mauvaise gouvernance est visible notamment à partir du niveau élevé de corruption que l'on rencontre systématiquement dans toutes les sphères et services administratifs du pays. Le service public est au Cameroun est loin d’être gratuit sauf à quelques exceptions prêtes où les commissions de lutte et de contrôle contre la corruption font semblant de sévir car parfois elles mêmes sont impliquées. Au niveau périphérique plus on s’éloigne du centre décisionnel plus les coûts de service public augmente[7].
Exemple dans certaine circonscription administrative le certificat de perte d'une pièce d’identité coûte le triple du montant recommandé par les institutions en charge. Par ailleurs, les citoyens indigents ne font plus confiance à leurs institutions judiciaires qui excellent dans les injustices et l’impunité (le cas de l’enfant volé à l’hôpital obstétrique de Ngousso etc.)
Les détournements des biens publics sont désormais devenus légitime dans cette république[8]. Contrairement dans les pays développés où les plus nantis sont les hommes d’affaires, fermiers et particuliers ici se sont plutôt les administrateurs publics. La quasi-totalité des hauts commis de l’État sont des multi millionnaires ou milliardaires se qui explique leurs arrestations quotidiennement. Si l’on appliquait l’article 66 de la constitution en vigueur au Cameroun, plusieurs entravent juridico-institutionnelles en matière de bien public n’aurait sûrement pas lieu. L’absence de transparence et de respect du patrimoine public font parties des éléments catalyseur de l’effondrement du Cameroun. C’est ce qui peut également expliquer son manque d’éveiller stratégie.
4. Carence d'éveil stratégique : les trois crises qui auraient de l’être anticipées.
En outre des manquements managériaux auxquelles le Cameroun est confronté. Il y'a aussi et surtout le phénomène de sa carence en éveil stratégique. L’Afrique miniature aurait pu mieux contre-carré les trois grandes menaces sécuritaires aux quelles il est confronté maintenant. En premier s’il n’avait pas joué à la sourde oreille lorsque l’Etat Nigérian l’avertissait du refuge de certain leaders de Boko haram sur son territoire après qu'il leurs avait réprimé en 2009. Le Cameroun aurait pu éviter la réorganisation de celle-ci, s'il les avait capturés à titre préventif. Cependant ayant considéré cette dernière comme " un problème nigérian » qui devait se gérer là-bas. Ceux-ci pendant leurs refuges au septentrion ils ont eu tout le temps d’étudier la région d’où la maitrise de la zone par les djihadistes[9].
Le Cameroun aurait de même pu prévenir les incursions des groupes rebelles centrafricains sur sol, s'il avait mieux sécurisé ses frontières au moment où le conflit avait débuté, il devait comprendre que son territoire serait convoité par ces différents flux sécuritaires. Soit en tant que zone de repli ou soit en tant qu’espace d’approvisionnement.
Connaissant la porosité de sa frontière avec la Centrafrique. S'il avait sécurité cette partie géographique à titre préventif, cela aurait permis le pays mieux contrecarre les incursions des groupes Séléka et Anti-balaka. Enfin quant à la crise sociopolitique aux répercussions humanitaires qui oppose le gouvernement en place et ses populations du Nord et Sud ouest du pays. Les pouvoirs publics auraient aussi pu éviter cela parce qu’ils avaient déjà toutes les informations et outils nécessaires pour éviter cette nième *guerre*. Concernant la crise dite anglophone, si le régime de Yaoundé aurait privilégié le dialogue au détriment de la violence, le conflit n’allait jamais exister. Il faut noter qu’en 2016 lorsque la situation dégénère c’était deux cas indépendants qui on provoquent cette crise. Au Sud ouest les étudiants réclamaient leurs bourses universitaires et protestaient également contre une note du recteur qui les imposaient de payer la totalité des frais universitaires à la veuille des contrôles continues en début d’année ce qui ne se faisaient pas dans les autres universités du pays. De l’autre coté au nord ouest, c’était la grève des enseignants et des avocats qui fut mal manager à cause de l'usage abusive de la violence des forces de l’ordre camerounaise sur les manifestants comme l’illustraient de nombreux rapports et images des organisations de défense des droits de l’homme. Qu'en est-il des incohérences des stratégiques d’action public gouvernemental des pouvoirs publics sur le terrain ? Qui sont perceptible à-travers les inadéquations des politiques publiques et les besoins actuels du peuple.
5. Inadéquation des politiques publiques avec les réalités sociales actuelles
La majorité des politiques publiques camerounaises actuelle sont de plus en plus en déphasage avec les réalités et besoins des citoyens. Plusieurs d’entre ne siée plus avec la réalité. A l’exemple la création de certaines commissions comme celle en charge multiculturalisme et bilinguisme qui plutôt sert les intérêts d'une minorité (les privilèges des hauts commis de cette institution mais paradoxalement qui n’œuvre pas sur le terrain depuis sa mise en place) ; le conseil national de jeunesse qui est un organe quasiment inerte ( la jeune camerounaise ne s'y identifie pas à celle-ci et la majorité ignore même son existence).
Ces différentes commissions bien qu'au départ le gouvernement du Cameroun cherchait à répondre au besoin des populations entre autres le présumé problème linguistique et les besoins des jeunes. Malheureusement, cela n'a que fait qu’envenimer le contexte socioculturel actuelle au Cameroun. D'où, il se pose avec acuité un problème réel de gouvernance.
Car les camerounais dans leurs ensembles ne s'y identifient plus guerre à ces mécanismes de politique publique mais plutôt voie en elle une continuité d’injustice sociale ‘‘ où leurs bourreaux et leurs familles’’ continuent de s’accaparer de toutes les ressources.
Dans le même ordre d’idée, certaines de ces politiques publiques au lieu d’encourager l’unité national créé plutôt des frustrations, des injustices et des divisions à l’exemple de la politique de l’équilibre régionale qui au lieu de favoriser l'équité et l’égalité au sein des populations, elle crée au contraire des injustices, des frustrations et des scissions dans la société. Par ailleurs, l’État camerounais a investi de très grand flux financier sur certains projets non prioritaire, à l’instar de l’organisation de la coupe d’Afrique des nations où le pays n'est pas proche de récupérer ses investissements. De même, le projet de montage des tracteurs au sud du Cameroun. Tout cet ensemble d’illustration ci-dessous démontre que si rien n’est fait une probable révolte populaire risque être éminente. Lorsqu’on aperçoit un certain signe précurseur.
6. Les signes précurseurs d’un éventuel soulèvement populaire éminente
Un certain nombre d’élément laisse présager un éventuel chaos au Cameroun, si le pouvoir central d'Etoudi ne les prend pas en compte :
- L’augmentation arbitraire sans cesse des denrées alimentaires de première nécessité avec la complicité et inertie des autorités en charge de contrôle. Il faut relever que c’est ce premier élément qui avait déjà entraîné des émeutes de faim en 2009 ;
- La récurrence de l’impunité de certaines personnalités publiques qui se retrouvent sans cesse dans les scandales de détournement des biens étatiques et les abus de pouvoir de ceux-ci ;
- Le laxisme vis-à-vis de l’ascension des rivalités intertribales ;
- Les injustices les ressentiments d’impunité ;
- Le niveau de vie élevé disproportionnel au Smith ;
- Le favoritisme, la corruption, détournements abusifs des dénis publics[10], laxisme et inertie ;
- Une sous estimation réel d’évaluation des inputs et outputs lors de l’élaboration de certaines politiques publiques « délicates »[11] ;
- Absence d'une véritable politique d’éveil stratégique.
- Besoin urgent de modernisation ou de reforme du système managérial étatique ;
Afin de permettre à cette république de se mettre à l'abris d'un chaos éminent, il serait sage que ces derniers mettent sur pied un certain nombre de réforme pour y faire face.
II. Perspectives de solution palliative au contexte social du Cameroun.
La principale solution usuelle pour résoudre le cas échéant de l’assombrissement vers obscurantisme du Cameroun c'est évidement l’application de la bonne gouvernance publique. En perfectionnant le système managérial déjà en place et en appliquant scrupuleusement tous les principes de la bonne gestion étatique. A cet effet pour y parvenir, les autorités de Yaoundé devront à la fois faire preuve de bonne foi et avoir un esprit patriotique. Il faudrait donc qu’ils mettent en place un certain nombre d’outils : L’application réelle des normes sur les libertés et droits humains ; Favoriser réellement le vivre ensemble ; rendre le système managérial actuel plus performant en appliquant le principe d’atteintes des objectifs basés sur les résultats ; revoir les procédures de mises en œuvre des politiques stratégiques de défense nationale et enfin ces politiques publiques.
1. La nécessité de respecter les libertés et droit humain.
De nos jours, au Cameroun devient très difficile de parler de respect des libertés et droit humain. A cause du contexte politique post-électorale ambiant et les différentes crises sécuritaires auxquelles fait face ce pays. Néanmoins cela ne saurait justifier les entraves et manquement des pouvoirs publiques dans la gestion de ces différentes situations. Quel qu’en soit la situation le gouvernement doit être à mesure d'agir promptement.
Car il faut le relever que ce fut à cause des cas similaires qu'au année 1990 le Cameroun avait failli sombrer au chaos avec les villes mortes et les désobéissances civiles. Si le chef du palais de l’unité continue à réprimer et emprisonner les différents grévistes ou manifestants en allant jusqu’à faire restreindre les libertés des citoyens. Il peut s’attendre à un soulèvement populaire tôt ou tard puisqu’il suffira qu'un élément catalyseur *violence de trop* qui heurtera la sensibilité (un martyr) du peuple pour que le pays sombre dans le chaos. Il est alors important que le président veuille à ce que ses forces de l’ordre puisse être professionnel et que ces derniers en protégeant les intérêts républicains n’oublient pas qu'ils sont au service du peuple.
Un recyclage devrait aussi être fait auprès des forces de défense sur les droits et libertés fondamentaux de l’homme. La remarque qui a été faite sur le terrain, c’est que le personnel des forces de sécurité ne maîtrise pas réellement les droits et liberté fondamentaux de l’homme. La majeure partie qui est souvent sur le terrain se sont soit les moins gradés (majoritairement peu instruit) ou les jeunes stagiaires (ce qui commence à peine de s’imprégner des principes fondamentaux des droits humains). Il faudrait donc revoir cela. Afin de ne point créer une nouvelle crise trop où le Cameroun ne pourra point s'en sortir car faisant déjà face à 3 menaces (deux exogènes et une endogène). A coté du phénomène de répression l'on rencontre aussi l’apologie du tribalisme dans cet Etat.
2. L’urgence des politiques de vivre ensemble.
Tous les camerounais au préalable sont par essence tribaliste (c’est un pays où chaque involontairement chaque citoyen préfère s’identifient soit a partir de clan, tribu ou ethnie plutôt de dire qu'il est camerounais) mais paradoxalement il ont toujours vécu ensemble en harmonie. Bien que cela ayant déjà réapparu par le passé avec les fameuse ‘‘ville morte’’ des années 90 et parfois a été un instrument utilisé en faveur des hommes politiques. Cette fois-ci, cela représente une épine sous leurs pieds. Si rien n’est fait au plutôt, il est fort probable cet aspect puisse catalyser une crise sur tout le territoire. De façon récurrente, on assiste à des tensions sur les réseaux, dans les services publics comme privés. Si aucune initiative n’est prise par les pouvoirs pour y remédier la crise peut venir par ce canal.
Pour parvenir à une solution durable, il faut que le régime en place puisse mettre un accent là-dessus afin d’éviter un éventuel embrasement interethnique. Il est alors question de revoir les initiatives de vivre et les politiques publiques déjà entreprises à cet effet. En plus il faudrait contrôle tous les moteurs ou canaux qui facilitent leurs émergences à l’exemple de certains médias et réseaux sociaux. En suspendant ou en punissant les acteurs et auteurs de ces actes ce sera un bon début. Il faut également revoir les slogans de vivre ensemble et politique en cours. Jusqu’ici, le résultat escompté n'est pas encore là. Il faut d’abord faire des enquêtes contraires sur le terrain afin de connaître ce qu'il faut faire. L’amélioration de la gouvernance nationale devient aussi incontournable.
3. L’impératif du perfectionnement de la gouvernance nationale.
Le perfectionnement de gouvernance publique camerounaise se pose avec acuité. Le Cameroun comme dans la quasi-totalité des États du continent fait face des problèmes de bonne gouvernance nationale. Ce pays qui possède pour tant tous les indices pour être une puissance incontournable de la sous-région. Malheureusement il se trouve à la traine, à cause de la mauvaise gestion des affaires publiques par certaines autorités. Il n’est plus un secret de polichinelle qu'au Cameroun les personnes les nantis sont les administrateurs. Les services publics de ce pays sont parmi les plus corrompus du continent. Les injustices sociales sont le vécu au quotidien des classes indigentes. Pour résoudre ce phénomène, il faudrait mettre en place un certain nombre de mesure :
- Contextualiser les différentes politiques publiques en fonction des réalités vécues sur le terrain ;
- Éviter de généraliser les processus d’implémentation des politiques publiques en tenant néanmoins en compte l’intérêt général ;
- Inclurent les citoyens dans les processus en restant pareillement à leur écoute tout au long de la mise en place ;
- Rendre compte progressivement à la population de l’évolution des politiques publics afin de les réajuster si elles comportent quelques incongruités ;
- Lutter véritablement contre l’impunité et réduire les immunités de certaine personnalité publique et autorité judiciaire afin qu’ils ne puissent plus être « intouchables » ;
- Imposer à tous les acteurs du secteur public à rendre des comptes, justifier leurs avoirs comme l’exige déjà l’article 66 de la constitution du pays. Ceci avant, pendant et après la prise de fonction ;
- Éviter que les administrateurs publics quel qu’en soit leurs performances managériales reste à un même plus de deux ans. Ceci est valable pour tous les acteurs publics ;
- Tous les acteurs publics doivent répondre de leurs actes peu importe leurs catégories ou postes qu’ils occupent à la fonction publique ;
- Initier l’obligation de rendre compte ;
- La participation réelle de toutes les couches sociales dans la chaine des programmes et des activités étatiques ;
En mettant en œuvre, les suggestions ci-dessus le Cameroun pourra rendre ses politiques publiques attractives et adaptées aux besoins réels de son peuple. Évidemment en fonction des réalités sociales de chaque communauté. Il est alors impératifs de revoir le niveau des performances managériales de ce système putréfactaire.
4. Reformer le système de défense nationale.
Au Cameroun il devient urgent, de réformer le système de défense nationale actuel. Le pays a en 2015 à fait un pas en avant en mettant en application un certain nombre réforme mise sur pied depuis les années 2001 (Loi de 2001) qui porte sur la réorganisation du système de défense nationale au Cameroun. Cependant un bon nombre de aspect reste à revoir, en cette période où le pays fait face aux nouvelles menaces et cette loi n’ayant pas pris en compte ces nouvelles variables sécuritaires sur le triangle national. De même cette loi devrait encore subir un certain nombre de mutation. Les menaces étant évolutives ainsi que les méthodes et techniques luttes. Mais ici, l’intérêt de cette analyse se trouve au niveau des politiques de reconfiguration et de repositionnement stratégico-militaire des forces armées camerounaises.
La reconfiguration des forces de défense au Cameroun devrait encore être revue selon le contexte sécuritaire actuel.
Les forces de défense nationale actuelle doivent revoir leurs politiques de gestion et de répartition des troupes sur le terrain. La répartition et la gestion des forces de sécurité devrait être équitable et proportionnelle afin de mieux répondre aux différentes menaces. Parce que le gros des effectifs de l’armée de ce pays se retrouve être regroupé principalement au niveau des principaux centres décisionnels (les différentes régions interarmées). Il faut déployer plutôt les effectifs à proximité des hypocentres des zones à risque afin d’avoir plus d’impact. Au niveau du repositionnement des forces de défense de ce pays, il est nécessaire que les différents corps de sécurité évalue en commun accord avec les données internes qu’ils détiennent comment ils devront mieux se positionner et se déployer sur leur territoire. Afin de mieux prévenir les différents risques. A cet effet, il faudrait contextualiser et adapter les politiques publiques.
5. Contextualiser et adapter les politiques publiques.
L’échec de la plupart des politiques publiques camerounais se trouve au niveau de de leurs contextualisations et adaptations aux réalités sociales des populations. Il serait alors sage pour les dirigeants camerounais de revoir ces aspects. Présentement les politiques publiques globales sont devenues désuètes. Plutôt d’élaborer des solutions généralisées, ils seraient sages de les adaptées en fonction des réalités contextuelles propres à chaque localité du pays. Par exemple : chaque région camerounaise a ses réalités propres ainsi que ses besoins. Raison pour laquelle bon nombre de ces politiques ne font pas long feu. Également, il faut repenser les processus d’évaluation et mise sur pied de différentes procédures décisionnelles. Les opérations de prise de décision lors de leurs élaborations doivent tenir compte de chaque contexte social et ces besoins sans pour autant s’éloigner de l’intérêt général de l’État et sans pouvoir créer de division sociale, ni de favoritisme. Lorsque que cet aspect sera pris en compte dans la mise en place des processus décisionnels. Un grand nombre de crise pourra être prévenu.
CONCLUSION.
En somme, l’on a pu identifier les différents indices qui démontrent que le Cameroun se trouve au bord d'un chaos éminent. Si rien n’est fait pour y remédier. À tout moment ce pays peut bascule dans le crépuscule. Pendant longtemps le Cameroun a pourtant été une référence sous régionale. Mais progressivement avec cette pléthore de signe annonciateur de crise un certain nombre de mesure d’urgence est à prendre en compte comme celle illustré ci-dessus. Cependant, on ne cessera de le dire la seule solution adéquate pour mettre fin à toute éventuelle crise au Cameroun c’est l’application et le respect stricte des différents principes de bonne gouvernance : la transparence sur les activités et actions publiques, la responsabilité de tout les acteurs publics et enfin l’alternance permanente afin d’assurer une réelle continuité et d’éviter des situations où l'on considère certaine personne comme étant indispensable ou incontournable. Parce que le secteur en particulier l’administration publique est continuelle.
[1] www.PRC.cm. Cameroun : locomotive économique de la CEMAC ;
[2] https//cm.usembassy.gov ; rapport sur les droits de l’homme au Cameroun ;
[3] https://www.hrw.org » world-rapport. Rapport mondial 2019: Cameroun/Human Rights Watch.
[4] Entretien avec deux officiers de la gendarmerie nationale et de la sureté nationale.
[5] Discours sur le tribalisme de Um Nyobe. A titre posthume, le 13 septembre 1957. Extrait d’une lettre à André Marie Mbida, Premier Ministre du Cameroun sous tutelle française- Le blog de afrohistorama.over-blog.com
[6] https//www.camer.be » Cameroun : Dérive pourquoi la remontée du tribalisme
[7]Dans certain servie public déconcentré au Cameroun, il existe une surfacturation des coups d’établissements des pièces d’identité en cas de perte d’une CNI par exemple dans l’arrondissement de Bazou l’établissement d’u certificat de perte coûte 6000 FCFA au lieu 2000 ; après un entretien avec un sous-officier en charge de cela il se justifie en disant : « la chèvre broute d’où elle est attachée et que ce n’est pas lui qui viendra changer le Cameroun c’est ainsi qu’il a trouvé ».
[8] https//actucameroun.com » Cameroun_Fonds publics :6000 milliards de FCFA détournés en 7ans.
[9] Léon Koungou, Boko haram, le Cameroun à l’épreuve de la menace, l’Harmattan, 2014.p186
[10] Op.cit.
[11] Sosthène Nga Efouba , La crise des ressources humaines et l’échec des politiques publiques au Cameroun , Le Harmattan, 15 mai 2017p29O.
Bibliographie
- www.PRC.cm. Cameroun : locomotive économique de la CEMAC ;
-https//cm.usembassy.gov ; rapport sur les droits de l’homme au Cameroun ;
-https://www.hrw.org » world-rapport. Rapport mondial 2019: Cameroun/Human Rights Watch.
-Discours sur le tribalisme de Um Nyobe. A titre posthume, le 13 septembre 1957. Extrait d’une lettre à André Marie Mbida, Premier Ministre du Cameroun sous tutelle française- Le blog de afrohistorama.over-blog.com
-https//www.camer.be » Cameroun : Dérive pourquoi la remontée du tribalisme
-Investigation et entretien ;
-https//actucameroun.com » Cameroun_Fonds publics :6000 milliards de FCFA détournés en 7ans.
-Léon Koungou, Boko haram, le Cameroun à l’épreuve de la menace, l’Harmattan, 2014.p186
-Sosthène Nga Efouba , La crise des ressources humaines et l’échec des politiques publiques au Cameroun ,Harmattan, 15 mai 2017p29O.
Auteur : OWONA EYENGA Christian